Menu Close

Hello, Bangkok !

Bonjour à tou.te.s !

Nous vous avons laissé.e.s un petit moment sans nouvelles… une semaine exactement, le temps de nous acclimater à notre première ville, et quelle ville !

Il nous a fallu un peu de temps pour atterrir, s’habituer à la chaleur (humide, tout le contraire du temps sec et frais qu’on a eu avant de partir), prendre le rythme, comprendre la manière dont fonctionne cette mégalopole, très étalée dès lors que l’on décide de sortir des quartiers touristiques, bref : on savait qu’on allait être surprises, et on l’est !

 


« Bangkok, on adore ou on déteste »,
c’est ce qu’on a lu dans divers guides ou blogs. Nos premières impressions sont moins radicales : énervante par certains aspects, géniale la plupart du temps.

 Commençons par le plus « surprenant », et pour ça, il faut qu’on vous parle de notre quartier actuel. Après quelques jours dans une guest house toute mignonne située dans un quartier assez populaire et traditionnel relativement proche des principaux sites touristiques, nous changeons de rive et débarquons à Thonburi, dans le sud-ouest de la ville, dans un quartier qui résume assez bien nos sentiments après seulement 8 jours passés ici : un mélange hyper enthousiasmant mais bizarre entre ce que l’on imagine appartenir au Bangkok « ancien » et un saut dans la modernité et l’ultra-capitalisme. Loin de nous, en tant qu’occidentales, l’idée de vouloir juger cette tendance hein… c’est juste que c’est très prégnant, et que notre récit serait biaisé si l’on ne vous partageait pas ce ressenti.

Nous vivons actuellement dans un condo. Une grande tour ultra-moderne avec salle de sport toujours très fréquentée (on y fait de la course sur tapis roulant en profitant d’une vue sur tout Bangkok), une piscine sur le toit, un « social club » (comprendre espace de travail avec bibliothèque et billard), un supermarché et un café très hype au rez-de-chaussée… Le tout super propre et réglementé, il est interdit de manger, de boire ou de fumer (nous y reviendrons) dans toutes ces parties communes. L’immeuble fait partie d’un ensemble de tours du même genre situé à côté du BTS, le Skytrain qui survole une autoroute urbaine rejoignant le(s) coeur(s) de la ville sur l’autre rive. Mais il suffit de prendre la direction opposée pour se retrouver dans un quartier plein de charme quadrillé par de petits canaux, de ruelles encombrées d’étales et de stands de street food à perte de vue… Et là, on en prend très vite plein les yeux, pas plus tard qu’hier soir, lorsque l’on s’est perdues dans le marché de Talat Phlu, installé autour d’une voie de chemin de fer, pour gouter quelques mets locaux juste délicieux en regardant de vieux trains passer régulièrement au milieu des stands, le tout dans une effervescence dingue.


                                             vue de notre appart’

Ce mélange, c’est un peu comme ça, tout le temps. Y compris dans les attitudes, du moins ce qu’on en perçoit : autant, vivre à coté d’autoroutes urbaines ultra-fréquentées semble ici représenter le comble de la modernité (dans notre quartier du moins), autant fumer une cigarette en bas de l’immeuble peut vous valoir un regard noir… (probablement dû à une politique gouvernementale anti-tabac très répressive, l’usage de la cigarette électronique – nous n’avons pas vraiment su pourquoi – étant même passible d’une peine de prison). Autre facette surprenante : nous sommes en octobre 2017, soit… un an pile après la mort du roi Bhumibol, donc en plein milieu d’un deuil national et des préparatifs de sa crémation (prévue le 26 octobre) qui sont, comment dire, partout et surtout sur les écrans, ceux du supermarché comme ceux du métro qui passent en boucle des images d’archive sur le roi défunt…

Bangkok n’usurpe pas sa réputation : on ne s’y ennuie jamais. Depuis 8 jours que nous parcourons la ville, nous avons découvert des quartiers fantastiques – avec un coup de coeur sur les quartiers indien et chinois en particulier, immense, à l’architecture incroyable, de ses temples aux grandes maisons colorées, sans parler de ses restaurants fastueux et là encore de sa street food, de ses ateliers d’un autre âge coincés entre deux ruelles sombres en passant par une rangée de bars à bières locales artisanales et autres cocktails, parenthèse totalement hipster en remontant vers la gare Hua Lamphong…

Il faut aussi que l’on vous parle de l’organisation de la ville et de la circulation, là aussi surprenante. Si Bangkok se traine le cliché d’une ville ultra-polluée (pas faux) par la voiture, il suffit parfois de s’éloigner d’une énorme route à 4 voies pour tomber dans un quartier aux airs de village paisible et calme aux rues trop étroites pour que les voitures s’y aventurent. Les motos y prennent le relais, certes, mais jamais de manière insistante ou dangereuse. De manière générale, très, très peu de coups de klaxon et encore moins d’animosité. En fait, le gros problème, ce sont les carrefours. Autant il est facile de marcher dans un quartier sans être embêté.e par la circulation, autant parfois, on débouche sur un axe important et là, bon courage pour traverser : les feux, quand ils existent, sont trèèèèès longs (et pas en faveur des piétons), il faut souvent prendre son courage à deux mains et se lancer dès que possible. Pas très agréable, mais on oublie tout ou presque en découvrant un nouveau spot de street food ou un temple incroyable.

 

 

Et puisque l’on parle de circulation, parlons vélo (forcément!) : là, ok, c’est hyper compliqué. Non pas pour rouler – tant que l’on évite les gros axes – mais surtout pour en trouver à louer ! En même temps, on imagine que la demande est quasi-inexistante, au vu des distances à parcourir et, il faut bien le dire, de la circulation (nous pouvons affirmer sans fausse modestie que nous sommes,  en roulant quotidiennement à Paris, bien plus entrainées que la plupart des touristes). Il est bien plus facile et agréable de se déplacer en métro et, surtout, en bateau, vrai moyen de transport utilisé par les locaux dont nous avons abusé les premiers jours ! Pour l’instant, nous avons pu trouver des vélos ponctuellement, en négociant avec une guest house qui en mettait à la disposition de ses clients) ou alors dans un coin plus adapté au vélo (Bang Krachao, le « poumon vert » de Bangkok) où nous avons trouvé des locations. Il y a bien des vélos partagés type vélib, mais il faut un abonnement et, pour cela, accomplir un certain nombre de formalités. Nous aurons peut-être plus de chance dans les prochains jours !

Au programme, pour la suite : encore quelques jours à Bangkok avant une escapade dans le golfe du sud-est de la Thaïlande sur une ile au large de Pattaya puis un retour rapide à Bangkok pour le tournage du prochain épisode de rrride, avec un très beau projet à vous faire découvrir.

A très vite !